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Le jiu jitsu, encore appelé jujustsu et ju jitsu ou yawara, et signifiant
littéralement "art doux", est une méthode de combat faisant appel aux prises, clés et
projections afin de maîtriser un adversaire et pouvant utiliser certaines armes. Le concept
principal de cette technique est le jiu, éviter l’attaque et la contrôler, sans besoin de
force. Par cette technique, Ju yoku go o sei suru
: le doux vainc le dur.
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| Souple, Doux |
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Art, Technique |
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Figure 1 : L'écriture
L'écriture japonaise moderne se base sur quatre ensembles de caractères :
les katakana, les hiragana, les kanji, et finalement les romaji.
L'alphabet syllabaire katakana est très angulaire.
On dénombre 46 katakana de base et ils sont généralement utilisés pour écrire des mot d'origine étrangère.
L'alphabet syllabaire hiragana est quant à lui
beaucoups plus courbe, tous les traits se font en rondeur. Il y a aussi 46 hiragana de base,
chacun ayant sa contrepartie parmis les katakana.
Les idéogrammes kanji (étymologiquement : de l'homme de Han - chinois ) sont les plus complexes.
Introduits approximativement en 1200 par les moines bouddhistes chinois, on en dénombre plus de 3000. De plus, contrairement aux alphabets syllabaires, un idéogramme peut se prononcer de plusieurs façon différentes
( exemple : l'idéogramme pour "une personne" peut se lire jin, nin, hito, bito, ri, ou encore de plein d'autres façons).
L'alphabet romanji est le plus simple, car il s'agit en effet de celui
que vous êtes occupé ´ lire.
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Les méthodes de combats connues comme jitsu datent d’au moins 1500 ans.
Les débuts du jitsu peuvent être situé dans la période turbulente au Japon qui s’étalait entre
le 8ème et le 16ème siècle. Cette période connu au Japon d’incessantes guerres civiles et les
systèmes d’armement classiques furent développés et éprouvés sur les champs de bataille. Les
techniques de combats rapprochés faisaient partie intégrante de ces systèmes afin de combattre
efficacement des adversaires portant armes et armure.
La naissance du jitsu coïncide probablement avec l’origine de la classe des
samouraïs datée à 792. L’armée était constituée à cette époque de soldats se déplacant à pied
et armés de javelots. Les officiers étaient recrutés parmi les jeunes fils des grandes familles
et étaient formés au maniement de l’arc, au commandement des troupes et également au combat sans
armes. L’empereur Kammu construisit le Butokuden, une école formelle pour ces officiers que l’on
connaît sous le nom de samouraïs. Ce terme provient du mot japonais service : saburaui. Pour
être samouraï, il fallait être né dans une famille de samouraï. Les samouraïs travaillaient pour
leur maître, le shogun. Le shogun domina la vie politique du Japon entre 1185 et 1868. Les
samouraïs médiévaux étaient généralement illettrés, proprétaires terriens ruraux et s’occupaient
de leur domaine entre les batailles. Le terme de samouraï substitua celui de fermier avec le
besoin et l’engouement sans cesse grandissant à défendre les classes dirigeantes. Le mot
samouraï signifie "celui qui sert" et entra dans le langage en cette fin du 8ème siècle.
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| Le pavillon d'Or de Kyouto (Kyôto) |
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Geisha de Kyouto (Kyôto) |
Figure 2 : La capitale impériale, Kyouto (Kyôto)
Fondée par l'empereur Kammu (781-806) qui, en 794, y installa sa résidence et son
gouvernement afin d'échapper à l'emprise des temples bouddhiques de Nara, la nouvelle
capitale, reçut le nom de Heian-kyou, la capital de la paix. Cependant, le nom de
Kyouto (Kyôto), la capitale, s'imposa très vite dans le langage courant.
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A la fin du 13e siècle, les Mongols envahissent le Japon et les samouraïs se
défendent durant des années dans de terribles combats. Les samouraïs développèrent un style de
combat qui dépendait de l’épée comme première arme à la bataille. Au 15ème siècle, le maîtres
d’armes établirent des écoles afin d’enseigner leur style du ken jutsu, l’art de l’épee. Entre
1467 et 1477, la Guerre d'Ounin (Ônin) se déroule, celle-ci voit le déclin du pouvoir des Shoguns et
le début du sengoku jidai, l’Age du Pays en Guerre, qui va durer 150 ans.
Le premier jitsu ryu reconnu fut formé par Takenouchie Hisamori en 1532 et
consistait aussi bien en des techniques usant de l’épée, du bâton et de la dague que en le
combat à mains nues. Les sauts et les coups de pieds n’étaient pas enseignés dans le jitsu
puisque les techniques étaient destinées à des combattants portant une armure. Le terme
jiu jitsu commença à être utilisé vers 1600.
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| La Légende du docteur Akiyama |
Figure 2 : La légende du docteur Akiyama
Il y a très longtemps vivait au Japon un certain docteur Akiyama. Lors d’un
voyage en Chine, il fît la connaissance, en Mandchourie, d’une secte religieuse
qui pratiquait une sorte de self-défense basée sur la connaissance du corps
humain. Le docteur ne pût prendre part aux entraînements mais fût autorisé à
regarder les exercices. La discipline, qui s’appelait hakuda, permettait
de se défaire d’un adversaire armé et visiblement plus fort.
De retour au Japon, il essaya d’enseigner ces techniques à sa famille. Mais comme
il n’avait pas pratiqué, il ne comprît pas le principe de base du hakuda. Ce
principe, il le trouva d’une manière très naturelle. Il constata que durant
l’hiver, les grosses branches du chêne se cassent sous le poids de la neige,
alors que les fines branches du saule se plient et rejettent la neige. Voilà ce
qu’était l’esprit du hakuda : employer la violence et le poids de l’adversaire
pour le terrasser.
Il nomma cette nouvelle méthode de combat le jiu jitsu, l'art doux.
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En 1603, Tokugawa Ieyasu forme un gouvernement militaire et ramène la paix et
la stabilité économique et politique dans le pays. Ceci marqua le début de la période Edo
(1603-1868).
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| Tokugawa Ieyasu |
Figure 4 : Tokugawa Ieyasu (Kyôto)
Hideyohi mort, Tokugawa Ieyasu, son principal vassal, obtint, en 1600, le soutien de la moitié des daimyou (daimyô) en écrasant une coalition de rivaux dans l'ouest du Japon (bataille de Sekigahara) et devint, de facto, le dirigeant du pays. En 1603, après avoir reçu le titre de shogun, il fit du village de Edo (futur Toukyou [Tôkyô],"capitale de l'Est"), où il avait établi ses quartiers généraux, la nouvelle capitale.
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Sous la direction de Tokugawa Ieyasu, la société était divisée en 4 classes :
les samouraïs, les paysans, les artisans et les marchands. Seuls les samouraïs étaient autorisés à
porter 2 épées, le wakizashi (épée courte) à tout moment et le katana uniquement en extérieur.
Cette période de paix présenta un problème pour les samouraïs qui faute de batailles n’avaient plus
de revenus. Faire autre chose les aurait fait perdre leur statut pour les rabaisser à un rang
inférieur. Les samouraïs sans maître devinrent des ronins. Le gouvernement essaya de les aider en
leur attribuant des subsides et en les poussant vers l’éducation. Beaucoup de samouraïs devinrent
des professeurs d’arts martiaux, mais apprenant alors des styles sans armes. Ces styles sans
armes furent développés à partir des styles de combats armés et furent collectivement appelés
jiu jitsu. Durant l’apogée de la période Edo, il y avait 725 styles officiellement reconnus.
Ces styles différaient selon qu’ils s’axaient plus sur les coups de pieds, coups de poing, les
projections ou les clés.
Une grande partie de la population commença à se sentir opprimée par le régime
de Tokugawa Ieyasu et plus particulièrement la classe grandissante des marchants qui voulait
accroître ses contacts avec l’Amérique et l’Europe. En 1868, le régime de Tokugawa Ieyasu s’écroule
lors d’une guerre civile connue comme la Restauration Meiji. Ceci marqua la fin de la période
Edo, le pouvoir quitta le shogun pour revenir à l’empereur. Comme une grande partie de la classe
des samouraïs supportait le shogun, celle-ci fut démantelée par l’empereur Meiji qui introduisit le
Serment Impérial des Cinq Articles. La classe des samouraïs perdit donc sa position privilégiée
lorsque le féodalisme fut aboli en 1871. En 1876, Meiji déclare une loi interdisant le port des
épées, le symbole ultime du guerrier. Les samouraïs mécontents fomentèrent de nombreuses
rebellions durant les années 1870, la plus célèbre fut menée par le héros de la restauration
Saigo Takamori. Et elles furent réprimées avec grandes difficultés par une armée nationale
nouvellement formée. Les samouraïs avaient définitivement perdu leur profession et leur droit de
porter les épées. Leur plus haute position sociale était abrogée après plus de 1000 ans d’existence.
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| Empereur et l'impératrice Meiji |
Figure 5 : L'empereur et l'impératrice Meiji / La restauration Meiji
Le Japon mena sa totale reconstruction en quelques décénnies. Rétrospectivement,
elle semble avoir été aussi rapide que radicale. Or, les changements ne s'opèrent
pas du jour au lendemain, mais par remaniements successifs et modérés des systèmes
en place. La réhabilitation du tennou (tennô), qui n'avait plus guère d'impérial
que le nom, en fut le principal vecteur. La première réforme consista à refondre
les structures administratives et sociales. Dès 1870, les daimyou (daimyô) furent
dépossédés des leurs fiefs, remplacés par des préfectures, et les paysans purent
acheter des terres. Les samouraïs durent renoncer au port du daisho. Réduits au
rang de simples citoyens, ils perdirent du même coups tout privilège économique.
Mais si les rentes des seigneurs diminuèrent, elles étaient encore suffisamment
élevées pour que ces réformes modernistes ne s'accompagnent pas, comme ailleurs, de
violents soubresauts.
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Un édit impérial déclara criminel la pratique des vieux styles d’arts martiaux.
Cependant, certains maîtres continuèrent de pratiquer leur art en secret ou s’expatrièrent pour
permettre à leur style de se perpétrer. Ce n’est que plus tard, suite à la fin de l’occupation
américaine en 1951 que le ban sur le jitsu fut levé, permettant une libre pratique de l’art.
Durant l’occupation US, les différents styles de jitsu furent bannis
parce qu’on pensait qu’ils pouvaient contribuer au militarisme japonais. A partir de ce moment,
un style de do, plus sportif et compétitif, et découlant du jiu jitsu gagna en popularité (judo,
karate do,aikido). Le jiu jitsu ne s’est pas imposé comme sport aussi facilement, de ce fait la
compétition n’y joue qu’un rôle mineur.
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Jiu Jitsu NOH > Historique > Origine
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